Langues vivantes étrangères

Apprentissage des langues vivantes : citoyenneté et mobilité  

Commun aux différents parcours de formation conduisant à la délivrance de diplômes de niveau V et de niveau IV1 , ce programme, dans ses principes fondamentaux, est également commun aux six langues vivantes étrangères (allemand, anglais, arabe, espagnol, italien et portugais) enseignées dans la voie professionnelle. Conformément aux dispositions de l’article I, titre I du décret n° 2005-1011 du 22 août 2005, il définit les objectifs à atteindre dans chacune des cinq activités de communication langagière en se référant aux niveaux de compétence du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) et se situe de ce fait dans la continuité des programmes de l’école primaire et du collège.

Les enseignements de langues vivantes sont une composante essentielle de la formation générale et personnelle des divers publics de la voie professionnelle : ils contribuent, chez les élèves, apprentis et adultes concernés, au développement de la citoyenneté et à l’enrichissement du rapport aux autres. Indissociables de l’exploration des cultures étrangères, les apprentissages de langues vivantes définis par ce programme sont également ancrés dans la réalité des différents environnements professionnels. Ils préparent ainsi à la mobilité dans un espace européen et international élargi.  

Apprentissage des langues vivantes : une formation interculturelle  

La dimension interculturelle est fondamentale dans l’apprentissage d’une langue vivante. Cette dimension confère à cet apprentissage une fonction plus large que celle de l’acquisition des moyens linguistiques nécessaires à la communication immédiate de la vie quotidienne. Elle vise l’appropriation et la maîtrise, par les apprenants2 , de savoirs, de savoir-être et de savoir-faire. Dépassant la connaissance de tel ou tel fait de civilisation, les savoirs sont mis en perspective et donnent accès à la compréhension des cultures étrangères. Les savoir- être permettent l’ouverture à d’autres cultures, c’est- 1 CAP, BEP, baccalauréat professionnel 2 Par ce terme générique, on entend : élèves sous statut scolaire, apprentis et adultes en formation. à-dire l’établissement de relations de comparaison, de rapprochement et de contraste. En développant leurs savoir-faire interculturels, les apprenants peuvent mobiliser des connaissances et adapter leurs attitudes aux situations concrètes de communication. Cette formation interculturelle exige que les apprenants, quels que soient le niveau et le cadre d’enseignement, soient confrontés – dans le cadre des activités en langue étrangère – à des données, des faits, des matériaux qui éveillent leur curiosité et enrichissent leur perception et leur connaissance du monde.  

Apprentissage des langues vivantes et enseignement de l’histoire des arts  

Parmi les compétences interculturelles que les enseignements de langues vivantes font acquérir aux apprenants, figurent en bonne place la découverte, la compréhension et l’appréciation − éclairées par la connaissance de leur contexte géographique et historique de production − d’œuvres majeures du patrimoine artistique mondial. Afin d’aider les professeurs de langues vivantes intervenant dans la voie professionnelle à participer à l’enseignement de l’histoire des arts, les éléments du programme utiles ou nécessaires pour la pratique des activités relevant de cet enseignement sont clairement signalés (voir ci-après « Cinq modules d’enseignement »).  

Apprentissage des langues vivantes, Cadre européen commun de référence pour les langues et niveaux de compétence 

Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) offre désormais une base commune de structuration et de référence pour les formations en langues vivantes. Le CECRL pose que toute forme de compétence, si minime soit-elle, est susceptible d’être définie et valorisée. Il en résulte que la finalité de l’apprentissage des langues ne saurait être de s’exprimer comme un natif, mais d’atteindre les niveaux de compétence définis selon la progression suivante : - niveau A2 (utilisateur élémentaire de niveau intermédiaire) pour la fin des cursus menant à la délivrance d’un CAP ; - niveau B1 (utilisateur indépendant de niveau seuil) pour la fin de la scolarité obligatoire et, selon les cas, soit à la fin du cursus menant à la délivrance d’un BEP soit, au plus tard, à la fin de la deuxième année de formation suivant la sortie de collège. Conformément aux dispositions de l’article D. 312-16 du code de l’éducation, le niveau B2 (utilisateur indépendant de niveau avancé) pour la fin des études secondaires est l’objectif visé à la fin du cursus menant au diplôme du baccalauréat professionnel, le niveau B1+ dans les cinq activités langagières constituant le seuil minimal exigé pour la validation de l’unité « langues vivantes » du diplôme. Ces niveaux s’appliquent à la langue vivante (LV1) dont l’étude a été commencée à l’école élémentaire ou en classe de sixième. Pour les langues dont l’étude a été entreprise ultérieurement, on visera les niveaux du CECRL immédiatement inférieurs à ceux énumérés ci-dessus (pour la LV2, le niveau A2 au BEP et le niveau B1 au baccalauréat professionnel). La préparation à un diplôme du CAP permet aux élèves qui n’ont pas validé au collège le socle commun de connaissances et de compétences de pouvoir le faire : à cet effet, les éléments du programme correspondant aux connaissances, capacités et attitudes exigées pour l’obtention du socle sont clairement signalés (colonne A2). 

Communication et approche « actionnelle »

La formation proposée en vue de l’obtention de chacun des diplômes de la voie professionnelle est centrée sur des activités de communication qui tiennent compte de la diversité des parcours scolaires et personnels. Cette diversité se reflète dans le caractère souple et modulable des différentes composantes du programme, qui privilégie l’approche dite « actionnelle ». La langue est utilisée pour effectuer des tâches et mener à bien des projets proches de ceux que l’on peut réaliser dans la vie réelle. Cette démarche – dans laquelle l’usage des technologies de l’information et de la communication est aussi naturel qu’indispensable – donne du sens à ce que les élèves apprennent car elle leur permet de mieux comprendre l’intérêt et la finalité des étapes conduisant à la réalisation d’une tâche communicative précise. Le programme ne marque pas de rupture avec le principe de l’organisation des enseignements de langue vivante en séquences d’apprentissage

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